Direction Informatique

Le rôle clé des TI dans le virage vert

Par Andrew Rowsell‑Jones – Collaboration spéciale

Les TI doivent jouer un rôle clé pour aider l’entreprise à bénéficier des avantages qu’offre un virage vert à son exploitation, à ses activités et à ses stratégies de marque.

Amorcer un virage vert durable demeure une question d’actualité de premier plan malgré les difficultés que connaît la conjoncture économique mondiale. Les preuves scientifiques et économiques sont incontestables : il est temps d’agir. Songer à prendre un virage écologique constitue à la fois une belle occasion et un risque. Par conséquent, que devraient faire le responsable des TI et les autres dirigeants du secteur des technologies de l’information?

Les gestionnaires d’entreprises doivent se sensibiliser au sujet des nombreux impacts environnementaux, soit la pollution, l’utilisation des matières premières ainsi que les incidences locales sur la santé qu’ont les déchets et autres résidus. La norme environnementale ISO 14001 et toute autre norme semblable peuvent aider à déceler les problèmes et à favoriser l’écologisation.

Cependant, pour la plupart des entreprises, l’adoption d’une approche globale est simplement décourageante. Si votre entreprise vient tout juste d’amorcer son virage vert, la réduction de la consommation d’énergie est un point de départ intéressant, car elle contribue largement à des résultats quasi immédiats en matière d’efficacité énergétique, d’économie de coûts et de réduction d’émissions de CO2.

Le service des TI peut aider à atténuer considérablement les impacts sur l’environnement et, du même coup, à accroître les bénéfices de l’entreprise.

Les enjeux écologiques touchent l’entreprise à trois différents niveaux : la stratégie, l’exploitation et les TI. Par exemple, ces enjeux peuvent discréditer certaines stratégies et positions concurrentielles, ou encore donner naissance à de nouvelles méthodes de concurrence et de réussite. Ces enjeux peuvent également rendre certaines activités non conformes aux lois de l’économie ou, à la limite, illégales.

En ce qui concerne les entreprises cherchant à adopter des pratiques écologiques, les responsables des TI doivent étendre la portée des applications fondamentales afin de faciliter la prise de décisions fonctionnelles à la fois stratégiquement et écologiquement efficaces. L’établissement de ces exigences devra probablement se dérouler de façon progressive, il est donc nécessaire que les responsables des TI commencent à agir dès maintenant.

Il est également essentiel que les dirigeants des TI modifient leur approche à l’égard du virage vert en vue de renforcer la crédibilité de l’entreprise et d’intégrer l’enjeu écologique à ses autres activités. Cette transformation doit prévoir l’évaluation des enjeux écologiques imposés aux TI ainsi que des analyses de rentabilité de projets échelonnés sur de plus longues périodes.

Les changements entraînés par ces initiatives écologiques nécessitent un mécanisme de décision précis permettant de comprendre les incidences qui en résultent, ainsi que l’établissement des priorités de l’entreprise. Les trois éléments clés de cette infrastructure de gestion sont les suivants : rôles adéquats, approche adéquate et mesures solides.

Les études de cas de Gartner démontrent que les entreprises appliquent certaines règles de coordination pour leurs activités environnementales. Pour ce qui est des initiatives des TI, le comité de direction est le coordonnateur central.

L’inertie organisationnelle est toutefois inévitable, puisque les initiatives écologiques, quoique considérées importantes, sont rarement urgentes. Ce problème peut être surmonté si on envisage le virage vert comme un parcours à long terme plutôt qu’un simple projet, et résolu par la mise en œuvre d’approches méthodiques comme les méthodes Total Quality Management, Lean ou Six Sigma.

En ce qui concerne un bon système d’évaluation, un des problèmes qu’éprouvent généralement les entreprises ne réside pas dans l’évaluation même, mais consiste plutôt à déterminer le moment où l’on doit arrêter d’évaluer. Encore une fois, des normes comme l’ISO 14001 peuvent servir de guide général, alors que des organismes comme le World Business Council for Sustainable Development peuvent aider à clarifier les détails plus épineux.

À première vue, cette infrastructure de gestion servant à lancer les initiatives écologiques impose de nombreux préalables. Par contre, les structures de gestion, les processus décisionnels, les disciplines et les techniques en place peuvent fréquemment servir à déclencher des initiatives écologiques à condition que l’on parvienne à implanter des règles de planification et de coordination.

Réaction aux incidences

En plus des incidences directes sur l’entreprise, il incombe au responsable des TI d’établir un plan de réaction aux répercussions et aux menaces que pose le virage vert.

La direction des TI peut cumuler trois rôles différents en offrant une combinaison de services applicables à des initiatives écologiques collectives ou individuelles.

Premièrement, les TI peuvent fournir des outils de collecte et d’analyse de données et exercer un contrôle des infrastructures afin de dresser la liste des priorités et de coordonner les investissements des TI à l’égard du virage vert.

Deuxièmement, les TI peuvent offrir des ressources techniques en appui aux changements apportés à l’exploitation dans son ensemble.

Troisièmement, la direction des TI peut exposer les bienfaits et les menaces que pose le virage vert pour les activités principales et secondaires de l’entreprise, et accroître les compétences et la crédibilité des TI en prévision des changements éventuels à apporter à l’exploitation.

admin - 17 novembre 2008 -
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